... Tôt ou tard l'optimiste comme le pessimiste mourra un jour. Mais chacun d'eux n'aura pas vécu cette histoire de la même manière ...

... Ces cris, ces pleurs ...
On les a déjà
entendus quelque part. C'est dans l'équipage d'à côté que se manifeste une mutinerie. Les voilà qui sortent. La vie à bord avec les mêmes personnes peuvent créer des tensions. Je la vois les larmes aux yeux. Elle craque et ne peut plus les supporter en cette fin de matinée. Un échange se fait, et elle monte à bord de notre bateau. Nous levons l'ancre, cap sur Loctudy.
Nous
sommes bon dernier de la flotte. La bonne humeur est là. Nous rions, nous chantons, nous charrions. Tous se mettent en valeurs. Pourquoi? Parce qu'elle attire tous notre attention...
Mai
s la météo commence à être moins clémente. Le vent forcit. Des rafales sont plus violentes. L'écume se met à virevolter dans l'air. Le bateau brise des vagues de plus en plus creuses. Les grains rendent la visu bien trop courte. Nous ne voyons plus la flotte. Nous sommes seuls. l'angoisse s'installe, l'intello donne ses ordres en tant que bon capitaine de bord. Sécurité avant tout. Il faut réduire la voilure. Alors nous prenons un puis deux riz, bousculés par les vagues. Nous résistons sur la barre et battons notre record de vitesse, mais aucune joie ne s'en suit. Nous nous taisons, assis dans le cockpit. Cachés sous nos cirés, nous écoutons la baume sifflé et la dérive vibré. Lorsque l'intello se fit entendre malgré le vent: " Il faut aller affaler le foc et gréer le solent " . Tous nous regardons la proue du bateau percuté les vagues de pleins fouet. L'avant du bateau s'enfonce dans les vagues, l'eau coule le long du bateau et ruisseler dans le cockpit. Un instant d'hésitation...
Je sors le gros
sac du solent. Me cramponne sur la ligne de vie et avance avec mon sac jusqu'à l'avant du bateau. De haut en bas, de gauche a droite, secoué j'arrive à attacher le sac. La drisse du foc est enlevé du taquet. Je détache le foc au pied de l'étai. Puis mousqueton après mousqueton j'attache le solent à l'étai. Lorsque une vague vient percuté le bateau de tribords. L'inertie du bateau vient briser la lame. Mais le reste de la vague vient s'écrouler sur moi et me pousse contre les chandeliers bâbord. Je rattrape l'écoute de foc et me hisse tant bien que mal dans ma position initiale. Alors j'enclenche le dernier mousqueton. Je fais signe à mes équipiers d'affaler le foc. La drisse descend, je range mousqueton après mousqueton le foc dans son sac. Je détache le noeud de chaise au point d'écoute. "Surtout ne pas lâcher la drisse" disait le manuel du bon marin des glénans. Ce manuel qui montre par ses dessins une manoeuvre parfaite: deux équipiers qui l'un à genoux qui range le foc dans le sac et l'autre qui attache la drisse au solent. Je suis seul, à genoux avec le foc entre les jambes, bousculer par les vagues, le bateau qui tangue et qui gîte, et avec la drisse dans une main et le point de drisse du solent dans l'autre. J'arrive enfin à faire le noeud de chaise. Je me lève avant qu'une autre vague vienne me percuter. Prends le sac et rejoins le cockpit. Le foc est hissé, je suis trempé...
Je rentre dans le carré pour me changer. Mon jean est une éponge, mes chaussettes sentent l'algue et mon pull ne séchera que dans deux jours. Une voix m'appelle. Je me retourne et je me retrouve face à elle. Je n'ose la regarder dans les yeux. Elle me demande si je vais bien. Je l'a rassure et elle ressort.
J'ai le coeur qui bat
à cent à l'heure, mais ce n'est pas à cause de ma manoeuvre...
Je ressort avec un nouveau jean, mais sans chaussettes seulement mes bateaux. J'ai remis mon K-way trempé. Je m'installe entre elle et l'intello. Le silence à nouveau se fait. L'air glisse sous mon anorak, ma peau humide frissonne. J'ai froid. Je claques des dents. Soudain une source de chaleur s'installe entre mes mains. Douce et rassurante, elle semble éphémère. Mais elle est bien présente. Elle me prit la main, mon coeur à nouveau s'affole mais elle m'apaise et me réchauffe. Le vent n' hurle plus, l'eau ne me gifle plus, je ne sens plus rien, juste cette main. Elle frissonne à son tour, je veux la rassurer et la recouvre de mes bras pour la réchauffer, la protéger. La tempête fait rage dehors. Mais j'ai prié qu'elle nous ralentisse le plus longtemps possible...
L
a nuit est tombée. Nous arrivons au port. Nous sommes fatigués et trempés, je dois perdre la main apaisante de celle qui a su me rendre muet. Les pare-battage sont installés. nous approchons du quai. Le bateau est amarré. Tout semble chaotique, plus d'eau qui pique mon visage, plus de vent qui giflent mes joues, plus cette présence chaude et rassurante aux creux de mes bras. Je la vois s'éloigner sur le quai...
Le le
ndemain, elle aura oublié; aujourd'hui elle ne sait plus...


Tous les marins ont leur ange gardien... Aujourd'hui je prie Poseïdon de créer à nouveau en moi cette tempête.. Pour qu'elle apaise à nouveau mon coeur affolé, mon coeur noyé dans ses chagrins oubliés...

... Tôt ou tard l'optimiste comme le pessimiste mourra un jour. Mais chacun d'eux n'aura pas vécu cette histoire de la même manière ...

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 18:19

Modifié le dimanche 16 novembre 2008 18:34

Banshee, Columbia, Cranio et Esmeralda...

Banshee, Columbia, Cranio et Esmeralda...
Bananec, archipel des glénans
Une semaine d
e stage s'est écoulé. On est samedi, nuit des insomnies. Cette nuit-là tou les marins de Bananec font la fête. Musique assourdissante, lumière éblouissante, boissons enivrants, ces soirées chiantes... Je croise alors mon groupe que je ne connais pas bien, timidité quand tun ous tiens. Nous nous dirigeons dans la cohue jusqu'à ce que je n'en puis plus. Me voilà, assis sur le sable à écouter ces gens là, guitare à la main qui font les malins. Près de moi, elle vient, je ne dis rien. Elle me questionne je marmonne. Elle s'en vas, je reste là... Démonstration parfaite du garçon qui n'a pas toute sa tête. Ma réputation est faîte...
Deuxième semaine, début de la navigation
au large. Il est temps de faire les équipages. Certains ont sus être bien accompagné évidemment je n'étais pas invité. C'est entre barberousse, babacool, et d'autres que chaque équipage choisi son mono. Me voilà avec l'intello....
Cap sur
l'île de Groiw, la fotte nous attend notre bateau est un peu lent. Alors barberousse déclare le début d'une transat, lors du départ je fonce à la table à carte. Cap calculé, dangers écartés, je remonte dans le carré. C'est avec regret que je vois que nous sommes largués. À la radio Barberousse nous charrie. De faire l'idiot, je n'ai pas envie. À l'intello, je propose un raccourci. Nous ne ferons pas le tour des hauts-fond, c'est dedans que nous zigzaguerons. Le vent souffle de plus en plus fort, nous sommes maintenant les premiers. Mais arrivé au port, plus de place sur le quai.....
La transat est
oublié, c'est à Lorient qu'il faut s'amarrer. Nous arriverons à nouveau les derniers. Le soleil se couche et la mer se fait douce. Dans l'obscurité les phares rouges et verts de Port-Royale nous indiquent le chemin. Je ne dis rien jusqu'au lendemain....
Ce matin, nous nous ret
rouvons dans un bar. "Baa où vous étiez ?" Barberousse aimait nous charrier. Quand il apprendra la folie du raccourci, il me traitera d'abruti. Aujourd'hui je suis vivant mais je suis un inconscient...
Le temps se fait do
ux. La mer et le vent font silence. Nous arrivons tard dans la nuit dans un port bien petit. Notre arrivée fut remarquée. Des anglais nous ont rejetés. Où est-elle donc cette solidarité ? Alors tout le port fut réveillé. Un des équipages fait du bruit, ce sont des cris. Elle craque, elle pleure... C'est dans une langue bien maîtrisée, je la vois, s'énerver contre l'anglo-saxon, ce con! Je n'ai compris aucuns de ses mots. Mais elle a su installer au sein de tous, un certain malaise....
Les jours se succèdent,
les milles s'écoulent, mais notre vitesse ne s'améliore pas. Pauvres de nous, marins obstiné qui commencions à chanter pour le faire avancer. Nous avions un avantage.. La bonne humeur était avec notre équipage. Nous mouillons enfin dans une crique, mais ce midi c'est la panique................


je ne sais pas pourquoi je raconte çà.. sûrement une histoire que j'aime me remémorer.. tu voulais qu'un jour je te la raconte.. c'est fait.. maintenant je ne sais pas si tu te rappelles de la suite? peut-être même que tu ne te rappelles même plus... enfin si tu as des trous de mémoires et que tu veux que je te remémore la suite.. tu sais que je suis là!

# Posté le lundi 10 novembre 2008 12:26

Modifié le mardi 11 novembre 2008 16:14

Loin du feu, la braise, aussi brillante soit-elle finit par s'éteindre rapidement..

Laisse moi être, un court instant, cette étincelle qui attirera ton regard et attisera ton coeur; car mon allumette se conssume en vein, et l'espoir qui l'a nourrit se fait tout petit ...

MaT...

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 15:03

Qui veut ce billet ?

Cassan Saïd Amer raconte l'histoire suivante. Un conférencier commença un séminaire en tenant un billet de 20 dollars et en demandant:
"Qui veut se billet de 20 dollars ?"
Plusieurs mains se levèrent, mais le conférencier ajouta :
" Avant de le donner, je dois faire quelque chose."
Il l'écrasa rageusement, et il insista rageusement :
"Qui veut encore ce billet ?"
Les mains se levèrent à nouveau.
"Et si je fais cela?"
Il chiffonna le billet, le jeta contre le mur, le laissa tomber par terre, le piétina, puis il le montra une nouvelle fois, à présent très sale et tout abîmé. Il répéta sa question, et les mains se levèrent encore.
"N'oubliez jamais cette scène, commenta le conférencier. Peu importe ce que je fais avec cet argent, c'est toujours un billet de 20 dollars. Très souvent dans la vie nous sommes écrasés, foulés aux pieds, maltraités, insultés; et pourtant, nous avons toujours la même valeur. "

Paulo Coelho

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 08:55

Echecs et MaT...

Tout commence par une rencontre, un face-face.
T
out devient quadrile, c'est l'échiquier
Deux êtres, blanc et noir, inconnues
L
es pions vont de l'avant, une entrée douce et timide, par de simples paroles...
Sans savoir leur elles intensions chacun se sondent
J
usqu l'arrie des cavaliers qui par leur arrogance et leur esprit chevaleresque
sautent au-dessus de tous.. pour un simple rendez-vous!
Le cavalier ainsi gentleman slalome entre les pions évitant leur piégeantes paroles
Cependant un grain de folie pourrait faire river nos êtres flamboyants..
Les paroles se plaisent et s'effacent, l'arrogance fait place à la folie..
C
es fous aiment se frôler mais savent se faire oublier
Alors notre coeur-roi s'affaiblit, membre à membre il perd le contrôle, sens après sens il fait appelle..
Il se réfugie derrre ses forteresses.
L
es tours jumelles aiment arter, un cour instant, cette cohue de incessante..
Mais lorsque sa majese est dévoie.. le coeur roi finira bien, échec et


Mat..

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 16:58